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Qui Suis-je ? 


Le mystère Natacha Couvelaire

Qui est Natacha Couvelaire ? Vous ne saurez rien d’elle que ce que vous voudrez bien imaginer à travers ses œuvres et un parcours d’artiste loin des sentiers battus de la création. Elle se peint volontiers comme introvertie, secrète. N’y voyez là aucune coquetterie, simplement une franche lucidité. « Je ne me livre qu’à travers mes dessins », avoue-t-elle. A vous de partir à la découverte de l’univers de Natacha.

Un conte philosophique

Quand Natacha évoque son enfance, on l’imagine grandir dans un salon du siècle des Lumières. Des bibliothèques, des objets asiatiques d’une grand-mère collectionneuse... pour décor. Les personnages ? Une famille de la vieille bourgeoisie française recevant beaucoup d’artistes, d’intellectuels, de gens de lettres. 

La petite fille écoute passionnément les adultes, dévore toutes sortes de livres, voyage à travers des romans, rêve, s’exprime peu. Si ce n’est par le dessin. Elle a 4 ans, une artiste qui réalise des soies pour Hermès et Givenchy flaire un talent et lui donne des leçons de dessins. A l’âge où les petites filles jouent à la poupée, les œuvres de Natacha apparaissent déjà dans la décoration d’une pièce de théâtre et attirent l’attention du couturier Pierre Cardin. A 10 ans à peine, son travail est présenté dans une exposition collective de dessins sur soie à la Maison de la Culture de Nevers.

Connaissez-vous l’histoire du « Baron perché » ? Natacha a lu des dizaines de fois ce conte philosophique d’Italo Calvino. L’histoire fantastique de Côme, monté vivre dans un arbre loin des contraintes de la société, en toute liberté, n’est-elle pas un peu celle de Natacha ?

Elle vit dans sa bulle... Songe au fief familial où elle passait ses vacances, une maison posée sur la dune, hors du temps, comme coupée du monde. Vous ne rencontrerez pas Natacha dans les citadelles d’artistes, les quartiers à la mode de la création. Cette Parisienne préfère les lieux calmes bordés de jardins pour s’enfermer et travailler. Elle ne se sent chez elle que dans ses tableaux. « C’est là que je me retrouve ».

Des voyages imaginaires

Ses tableaux sont à la fois son port d’attache et un embarquement vers mille destinations. Son imaginaire est illimité, sans frontière et sans espace-temps. De la célèbre collection pour enfants « Contes et Légendes », dévorée toute petite, aux biographies de Stephan Zweig ou Philippe Erlanger, Natacha a beaucoup voyagé par les livres, dans le temps et dans l’histoire. Pearl Buck l’a embarquée en « Terre chinoise ». A travers la littérature de cette auteure américaine, Natacha fait escale à Shanghaï, Suzhou ou Pékin. L’écrivain Isaac Bashevis Singer l’emporte dans l’Europe de l’Est des juifs ashkénazes.

L’Asie, la Russie, le Moyen-Orient la font vibrer. Mais les périples de Natacha restent virtuels. Elle regarde une carte, pointe un lieu, regarde s’il y a une montagne, de l’eau, s’il y fait froid ou chaud... Elle se laisse emmener ailleurs, dans d’autres époques, par les sensations, l’odeur, la couleur. La couleur surtout. « Où que je sois, si je vois des associations de couleurs, elles me font partir vers un pays ». Elle se raconte des histoires. « Je m’imagine en Iran au XVIe siècle, je suis dans la rue à cette époque. Ou alors je pars dans un palais chinois, je suis aux côtés de l’Impératrice, je vois les courtisans ».

Partirez-vous avec elle dans ces aventures imaginaires ? Elle donne à ses œuvres les noms des montagnes, des fleuves, des cités visitées. Elle propose une ballade, une histoire. On peut y lire les mêmes... ou d’autres. A vous de voir.

Après les réalisations sur la soie de ses débuts, Natacha travaille dans les années 80 sur le papier, avec des encres, des aquarelles, des gouaches... Elle manipule formes, papiers, découpe, tresse, plie, pour inviter à un voyage. Sur la péninsule de Kii, par exemple, tableau inspiré par des laques chinoises, jouant avec les papiers comme avec des origamis. A Assiout, qui lui inspire un travail en volume, comme sculptant le papier, nous embarquant sur la rive occidentale du Nil. Ou encore, à Ahvaz, en Iran.

Les ballades numériques

Une cinquantaine d’œuvres uniques, réalisées entre 1995 et 2004, font reprendre à Natacha la route de la soie. Pour réaliser ces impressions sur soie, elle se plonge dans la création sur ordinateur. A la frontière du dessin et de la technique, elle nous embarque au sommet du Dapsang, entre Chine et Pakistan ou sur la mer d’Aral entre Kazakhstan et Ouzbékistan.

Elle bascule dans le monde digital. Alors qu’elle a joué avec les matières, les encres et les peintures, elle lâche les formes et les textures pour la souris. Elle y découvre une liberté totale, une absence de contraintes, des couleurs magiques.

Elle peut y rester de longues heures, laissant son esprit aller, s’imprégner d’impressions visuelles qu’elle transcrit sur sa machine. On découvre sur son ordinateur une sorte de cabinet de curiosités, peuplé de souvenirs, de photos, de dessins, de parcelles de dessins.

Elle imprime à présent ses œuvres sur d’autres supports : papier contrecollé sur Alu Dibond... Et aussi sur des cartes que vous pouvez envoyer au bout du monde pour faire découvrir l’univers extraordinaire et mystérieux de Natacha Couvelaire.

 

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